L' histoire ........... 


Après  les 3 éditions du " TRIRHENA 1000" ( 2014 / 2017 / 2018 ) et de nombreuses organisations BRM  "200 /300 /400 / 600 km" à KINGERSHEIM  en Alsace, le Cyclo Club Kingersheim vous propose à nouveau une aventure cyclisme " Longue distance", sur un nouveau concept et l' appui de sa légendaire organisation de bénévoles ( Brigitte ,Régis, Christelle, Vanessa, Pascal, Nathalie, Sylviane, Estelle, Christian, Jacky, Gilles, Yvette, etc etc ) via " les Bridou's "  ...

Le départ de ces deux parcours de cette  "Route du Diable 2020" a été  décentralisé et choisi, au plus près possible d' une gare TGV française, afin de faciliter la venue  des cyclistes le plus rapidement et facilement possible.
En effet la gare TGV de "VALENCE ALIXAN" est l' une des gares les plus riches sur les destinations desservies et possède un max de parkings...... 
Le "Clos du Puits" , lieu du départ de la "Route du Diable"à Chateauneuf sur Isère se trouve à 1,9 km à vélo de la Gare TGV d' Alixan Valence .

Comme par le passé sur nos organisations TRIRHENA 1000, bien que cette aventure soit une épreuve en autonomie, vu les parcours orientés petites routes tranquilles, vallonnées,parfois perdues, etc etc " , nous gardons avec le soutien du Cyclo Club Kingersheim et des bénévoles légendaires, un concept d' aides " ravitos " sur le parcours avec notre présence sur le terrain environ tous les 350/400 km.


L' arrivée du parcours 739 km se fera au village de CRESSIA "La Crochère" en Jura, dans la "ferme personnelle des organisateurs", lieu stratégique aussi du parcours 1420 km où tous les participants trouveront aussi   "ravito, douche et dodo possible" . Un service de soutien logistique de rapatriement avec votre vélo pour la gare SNCF / TGV de Lons le Saunier sur le parcours 739, vous sera aussi proposé si vous le réservez . 


L'arrivée du parcours 1420 km reste bien sûr en Alsace à KINGERSHEIM  près de Mulhouse au bien connu Club House du CCK où l' organisation vous proposera ravito, douche, dodo possible ainsi qu' un soutien logistique de rapatriement avec votre vélo pour la gare TGV SNCF de Mulhouse si vous le réservez.
En cas de DNF imprévu, le parcours quasi en forme de U, vous facilitera on l' espère, un retour plus facile à vos habitations personnelles ou à vos voitures stationnées en gare TGV Valence /Alixan.


                                                                Les Ponts du Diable .......... 

 Ils ont tous une histoire particulière ces " Ponts du Diable" et c' est en découvrant  depuis des années ,à vélo la plupart de ces endroits magiques que  l' idée de les réunir dans une aventure vélo m'est venue.  

Le Pont du Diable de Thueyts  fut construit sous l'inspiration du diable pour la perdition des âmes des belles filles de Thueyts. Le diable se décida à exécuter ce que ne pouvait faire les hommes. Mais après leur avoir bâti un pont, il étendit son pouvoir sur le gouffre, le rocher, et la nuit venue, il chasse les âmes, suivi par un cortège de bêtes impures dont les clameurs se mêlent au tumulte des eaux. Par nos âmes, que le diable lui-même construise un pont pour que nous puissions rejoindre nos amoureux, disaient les filles de Thueyts. Ainsi fut fait le pont. C'est pour cela que certains jours de grand vent on entend leurs lamentations et cris de repentir. Le diable, un jour, jeta ce pont sur le sauvage défilé de l'Ardèche à Thueyts, pour que les garçons et les filles puissent abriter sur l'autre rive leurs coupables amours. Mais beaucoup, glissant dans le gouffre, ne revinrent jamais au village, et l'on croit parfois entendre leurs appels désespérés mêlés au grondement des eaux.


Le Pont du Diable d' OLARGUES , édifié à la fin du XIIe siècle. D'architecture romane, au cœur d' un petit village médiéval du Haut Languedoc, il permet de franchir la rivière du Jaur. Dès l'origine, le piton rocheux d'Olargues résista aux eaux du Jaur et les força à le contourner. Et le donjon du château féodal construit au XIIème siècle, depuis, domine fièrement la vallée solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.  Avant ce démantèlement, bien avant, Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis après l'affaissement de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile des vallées de l'Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui sans doute leur plût car ils ne la quittèrent plus !       Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans le coin, mais ne s'y attachèrent point, laissant néanmoins (semble-t-il) une petite colonie à Mauroul  .  Ce n'est qu'au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d'Olargues et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles et venelles montant du pont du Diable jusqu'à l'enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d'une seule enjambée.

«La tradition rapporte que les habitants avaient entrepris d'élever un pont car le gué qui permettait à la route de Vieille-Toulouse de franchir le Jaur était souvent submergée par les sautes d'humeur de la rivière. Malgré l'aide de fées bienveillantes, le chantier était sans cesse à recommencer. On fut donc contrant de pactiser avec le diable. Le matin où il fallut tenir la promesse faite à Lucifer, on vit arriver deux aubergistes portant chacun un sac à l'intérieur duquel on avait l'impression que quelque chose bougeait. Lorsque l'on ouvrit le premier, un chat s'en échappa, frénétiquement poursuivi par le chien qui était caché dans le second».

Le Pont du Diable de BONNECOMBE. Si la date de construction du pont reste inconnue, elle semble remonter au moins à 1509, année à laquelle la construction est déjà évoquée. Son style architectural pourrait le classer dans le XIIe siècle, ce qui coïnciderait avec la fondation de l'abbaye de Bonne combe, en janvier 1167. Concernant le surnom donné au pont, deux légendes circulent :

 La première fait référence à un pacte passé entre l'architecte et le Diable. La figure diabolique aurait accepté d'aider pour les travaux, en échange de quoi le premier être vivant qui franchirait le pont serait pour lui. Manque de chance, le premier utilisateur se trouverait être un chat !

Non loin de Cassagnes-Begonhès, dans l'Aveyron, le pont de Bonnecombe a été construit par le Diable, ainsi que l'a raconté Marie-Louise Falip, née en 1932 : « On bâtissait le pont de Bonnecombe. L'entrepreneur devait l'avoir terminé pour une date précise, car sinon pour tant de jours de retard, il aurait tant d'amende. Il était dans les temps, il avait bien fini, il était même en avance d'une quinzaine de jours ou plus. Le pont était prêt à inaugurer. Ils enlevèrent les étayages qui le maintenaient. à peine eurent-ils achevé de tout enlever que le pont s'écroula. Il n'était pas fier ! Il rappela tous ses ouvriers et vite, vite... ils recommencèrent. Ils y travaillaient nuit et jour. Ils faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour y arriver. Ils achevèrent juste la veille de l'inauguration. Ils enlevèrent à nouveau tous les étayages, et le pont s'écroula à nouveau. Un homme qui passa leur dit : « Si vous voulez, je vous aiderai. Il sera fini demain mais il faut que vous me donniez votre âme ou l'âme du premier qui passera sur le pont ». L'autre se pensa : « Mon âme, mon âme... cela ne se donne pas comme ça ». Cela lui donnait à réfléchir. Mais enfin, au bout d'un moment, il promit. Et il y avait beaucoup de monde. Les gens arrivaient de partout. C'était le Diable pardi qui l'avait tenté. Et le lendemain matin, le pont fut fait et il tint bon. Mais pendant ce temps l'entrepreneur était allé trouver le supérieur de Bonnecombe. Celui-ci ne savait pas comment faire. Il arriva avec son aspersoir. Il dit : « Nous allons le bénir avant que quelqu'un arrive. Nous verrons bien ». Le chien de Bonnecombe le suivit, c'était un brave chien. Le Diable se présenta de l'autre côté du pont. Tout à coup, un chat arriva. Et le supérieur de Bonnecombe cria : « Au chat ! Au chat ! ». Et le chien se mit à poursuivre le chat qui passa le premier sur le pont de Bonnecombe. Ils dirent : « Vous avez là l'âme du premier qui est passé sur le pont ! ». Il sauva son âme, et le pont tint et il tient encore »

La deuxiéme  basé sûr un autre récit moins connu évoque, lui, un géant qui, alors qu'il s'abreuvait au pont, aurait avalé en même temps que l'eau, une charrette. Il n'y a pas qu'à Avignon que le pont s'est fait un nom... 

Le Pont du Diable de OLLIERGUES, sur les rives de la Dore, qu'au XV e siècle, les habitants de la seigneurie de Meymont ont édifié un ouvrage digne d'attention ne serait-ce que par sa conception. La forme en dos-d'âne répondant à deux objectifs précis : rattraper une dénivellation importante car les deux berges ne se trouvent pas au même niveau d'une part, et d'autre part, pouvoir résister au débit d'eau assez important en période de crue.La légende veut qu'au clair de lune, une étrange femme demande au passant de l'aider dans sa tâche. Miss L. Stuart-Costello, qui passa en ce lieu à l'occasion d'un voyage accompli en 1841, apprit que se tenait là une « laveuse de nuit » : « On la voit au clair de lune lavant son linge dans le ruisseau et le frottant avec une pierre bleue magique. Elle vous demandera de l'aider à tordre son linge ; si vous acceptez avec bonne grâce, les gouttes d'eau qui en sortiront se changeront au clair de lune en perles de saphir qui disparaîtront lorsque le soleil les frappera de ses rayons. Si vous refusez d'aider la laveuse, elle vous jettera dans le torrent la tête en avant. Si vous avez hésité avant d'accepter, elle tordra malicieusement le linge du même côté que vous et instantanément votre bras se mettra à enfler d'une manière horrible : puis elle laissera tomber son ouvrage, se jettera sur vous, vous brisera un bras et prendra la fuite avec un rire perçant .....

Le Pont du Diable de CROUZET-MIGETTES,Le pont du diable a été construit entre 1875 et 1880 juste au-dessus du ruisseau de Château-Renaud et au-dessus de la cascade du Diable, afin de relier la route allant de Sainte-Anne à Crouzet-Migette. Dans ses Traditions populaires du Doubs, Charles Thuriet rapporte en 1891 une légende selon laquelle, lors de la construction du « Pont du Diable » enjambant le gouffre des Laizines sur le Lison entre Ste-Anne et Crouzet, le Malin venait chaque nuit renverser les travaux exécutés durant la journée. Il promet finalement au maître-maçon de ne plus l'importuner, à la condition d'emporter la première âme à passer sur l'ouvrage. Mais le maître-maçon tombe fort malade, et ses ouvriers préviennent le curé de Crouzet, pour qu'il vienne l'administrer. Le premier à passer sur le pont nouvellement terminé, le lendemain, fut donc ce curé, qui portait avec lui le Bon Dieu... ce que voyant, le Diable tomba d'épouvante dans un gouffre sans fond . Ainsi explique-t-on de nos jours encore la présence d'une sculpture figurant la tête du Diable, à l'emplacement de la clef de voûte du pont . Selon une autre version, le Diable aurait attendu que le curé soit arrivé à la moitié du pont, pour bondir sur lui. Mais le saint homme se défendit vaillamment et, en lui assénant des coups de chapelets, réussit à mettre le Diable en fuite.

                                                            ou encore cette version ........

« Un maçon audacieux se chargea de la construction du pont. Le but était presque atteint, quand, une nuit, l'ouvrage s'écroula. Le maçon tenace ne perdit pas courage et recommença. Mais le sort s'obstinait et le maçon était sur le point de recommencer, quand se présenta devant lui le Diable en personne. Le malin s'av oua responsable des effondrements successifs et proposa de tout reconstruire, à une seule condition : que le maçon lui livrât en échange l'âme du premier passant qui emprunterait le fameux pont. Le marché était dur ; le maçon s'y résigna tout de même et la construction fit l'admiration de tous. Mais dans la nuit, l'imprudent fut pris de violents remords et dans son délier appela un prêtre. Le curé, pour aller plus vite, emprunta le premier le pont. Aussitôt, le Diable se précipita au devant de lui pour s'emparer de son âme, mais, ébloui par l'éclat du ciboire, Satan enjamba le parapet et sauta dans le vide, d'où le nom de Pont du Diable » 



Vanessa / Pascal Bride ......................................... Organisation